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Hépatite E

publié le : 2 mai 2017

HEPATITE E

 

  • Qu’est-ce que l’hépatite E

 

L’hépatite E est une maladie infectieuse à transmission oro-fécale, due à un virus de la famille des Herpeviridae. En France, la majorité des souches appartient au génotype 3.

 

  • Quels sont les symptômes de l’hépatite E ?

 

Après une incubation de 3 à 5 semaines, la phase prodromique a l’aspect d’un syndrome pseudo-grippal.

La phase d’état est caractérisée par un ictère accompagné de douleurs abdominales parfois associé à des manifestations neurologiques.

  • Dans 2/3 des cas, la maladie est asymptomatique
  • Les formes symptomatiques ressemblent à celles de l’hépatite A. Il peut exister des formes fulminantes
  • Les formes graves concernent les femmes enceintes et les immunodéprimés chez qui un passage à la chronicité est possible

 

  • L’hépatite E est-elle fréquente ?

 

L’hépatite E est devenue l’hépatite virale la plus fréquente en France. Les cas diagnostiqués sont essentiellement autochtones.

En Midi-Pyrénées, les IgG anti-VHE sont présentes chez plus de 50% des donneurs de sang.

 

  • Comment se contamine-t-on ?

 

La contamination est féco-orale directe (défaut d’hygiène) ou indirecte (aliments, eaux, coquillages souillés).

Les aliments à risque sont majoritairement des produits à base de foie de porc cru ou insuffisamment cuit, fressure, charcuteries à base de sanglier ou de cerf.

 

  • Comment fait-on un diagnostic biologique d’hépatite E

 

 

Le diagnostic biologique d’hépatite E est basé sur :

1/ La sérologie : les anticorps anti-hépatite E de type IgG et IgM sont détectables dès le début de la symptomatologie avec un taux maximum au bout de 1 mois pour décroître au bout de 2 à 6 mois pour les IgM. Les IgG perdurent longtemps : de 18 mois à plus de 10 ans. Il existe des faux négatifs

2/ La recherche du virus par RT-PCR : Elle doit être réservée au cas où la sérologie est négative malgré une forte présomption ou au diagnostic chez l’immunodéprimé.

 

  • Quand doit-on demander un diagnostic biologique d’hépatite E ?

 

 

  • En première intention, devant toute hépatite aigüe, surtout chez l’homme de plus de 50 ans.
  • En cas de suspicion d’’hépatite médicamenteuse’’.
  • En présence d’une cytolyse associée à des signes neurologiques.
  • Devant une augmentation même modérée des ALAT chez un immunodéprimé